Dimanche 6 avril 2008
Bonjour lecteurs,
Aujourd'hui, je m'en vais vous conter une petite balade qui mérite bien son article.
Revenons donc deux semaines en arrière avec un grand WE de Pâques pendant lequel nous décidons de partir marcher 3 jours, pour changer. Nous voilà donc partis, pleins d'énergie et de bonne humeur, avec un petit groupe de 6 frenchies (et ben oui, on va quand même pas parler espagnol les WE non plus ! Non en fait, on a bien proposé à des Chiliens qui nous ont tous dit "Ouais OK, trop bien, bonne idée" et qui à 1h du mat. le jour du départ nous disent que ben non en fait, ils ont autre chose de prévu. Mais on s'y fait, les Chiliens sont fidèles à leur réputation de faire des faux plans tout le temps). Préférence nationale oblige donc (coucou Nico), nous voilà donc partis, 5 INAPEDIENS et un cousin d'INAPEDIEN (bon ça va, on l'a accepté mais c'est bien pasqu'il a un peu de sang noble !), 2 de Santiago et 4 de Temuco car oui, tenez vous bien, en plus de nous deux et Claire, une nouvelle recrue est arrivée à Temuco avec sa très grosse voix : Jérôme grosse voix est maintenant parmis nous !
Aujourd'hui, je m'en vais vous conter une petite balade qui mérite bien son article.
Revenons donc deux semaines en arrière avec un grand WE de Pâques pendant lequel nous décidons de partir marcher 3 jours, pour changer. Nous voilà donc partis, pleins d'énergie et de bonne humeur, avec un petit groupe de 6 frenchies (et ben oui, on va quand même pas parler espagnol les WE non plus ! Non en fait, on a bien proposé à des Chiliens qui nous ont tous dit "Ouais OK, trop bien, bonne idée" et qui à 1h du mat. le jour du départ nous disent que ben non en fait, ils ont autre chose de prévu. Mais on s'y fait, les Chiliens sont fidèles à leur réputation de faire des faux plans tout le temps). Préférence nationale oblige donc (coucou Nico), nous voilà donc partis, 5 INAPEDIENS et un cousin d'INAPEDIEN (bon ça va, on l'a accepté mais c'est bien pasqu'il a un peu de sang noble !), 2 de Santiago et 4 de Temuco car oui, tenez vous bien, en plus de nous deux et Claire, une nouvelle recrue est arrivée à Temuco avec sa très grosse voix : Jérôme grosse voix est maintenant parmis nous !
Mais il ne nous fera plus longtemps le plaisir de sa présence à Temuco car il est parti vivre à Puerto Savedra : une sombre histoire de micro crédit.
Nous voilà donc partis, tentes et vivres pour 3 jours de balade qui nous ont offert un peu plus d'aventure que prévu... Le premier jour commençait pourtant plutôt bien avec encore une fois
sa dose de belles choses à voir (dont BEAUCOUP de lacs!).
Puis le soleil commence à baisser dans le ciel, c'est joli, ça fait une jolie lumière et des jolies photos !
Mais coucher de soleil, ça veut aussi dire que le soleil se couche hein ! Donc que la nuit commence à tomber, alors on accélère un peu le pas pasqu'il faudrait quand
même arriver au campement avant la nuit. Mais sans s'en rendre compte, les écarts se creusent et deux petits groupes de 3 se forment alors. Au dernier croisement avant
le campement, notre petit groupe (Lénaïc, Jérôme et moi) se décide enfin à attendre le reste de la troupe (Claire, Marie et Ghislain). Nous nous asseyons donc
tranquillement et commençons à blaguer pour faire passer le temps : "Hahaha, ils se sont peut-être fait bouffer par un Puma !"
"hahaha, trop drôle". Mais au bout de 10 minutes, on trouve plus ça si drôle. SUPER LENAÏCO part donc en courant à leur recherche. Nous, on reste là pour garder le sac de Lénaïc, c'est important hein, on va quand même pas aller avec lui. Donc Jérôme continue ses blagues avec sa grosse voix pour détendre l'atmosphère et moi je rigole, comme d'hab mais après encore 10 minutes, plus trop car cette fois, la nuit est vraiment tombée et on a beau appeler Lénaïc, même avec la TRES grosse voix de jérôme, Lénaïc ne répond pas. Donc on attend encore et super Lénaïco finit par revenir... tout seul. Il a lui aussi appelé, appelé, mais pas de réponse, rien, les autres ont disparu. Et bien sûr, dans ces moments-là, le portable ne passe jamais hein. Nous repartons donc à la frontale à la recherche du campement, avec un peu de chance, ils ont pris un raccourci et on les retrouvera là-bas (le problème, c'est que vu la configuration de la vallée, le raccourci, c'est droit dans le torrent...). Nous arrivons donc au campement, désert, c'est juste un endroit plat avec de l'herbe au bord de la rivière. Nous décidons alors de suivre la rivière vers le bas car de plus haut, on pouvait voir une petite cabane. Les autres ont peut-être pensé que c'était le campement et sont peut-être allés jusque-là. Mais la rivière se perd dans des marécages et puis il fait vraiment très noir... "Hé les gars, si on retournait au campement, au moins on serait au sec pour dormir... Non ?" Donc nous décidons de rebrousser chemin pour éviter de nous perdre à notre tour. Le détail intéressant étant que les 2 tentes se trouvaient avec l'autre groupe... Nous faisons donc l'inventaire de nos sacs : les piquets d'une tente, des fruits, des gâteaux, une couverture de survie (merci papa) et de l'eau, de l'eau et encore de l'eau. Nous allons donc passer la nuit dehors, perdus au milieu de nulle part, quelque part dans les Andes et nos compagnons sont tombés dans un trou et nous n'avons aucun moyen de les retrouver... Mais au moins, on a de l'eau ! Toujours utile quand on est à côté d'une rivière...
Lénaïc n'a même pas de sac de couchage, il l'avait troqué contre des bouteilles d'eau... Mais il n'est pas pour autant déstabilisé, et même au contraire : comme
la nuit s'annonce plutôt longue et très fraîche, nous partons à la recherche de bois pour faire un petit feu et SUPER LENAICO métamorphosé en homme des cavernes prend
les choses en main et parvient à allumer un beau feu sans papier (Shmitt et La Denrée, on vous attend l'année prochaine au bassin des Anglais...) !!!
"hahaha, trop drôle". Mais au bout de 10 minutes, on trouve plus ça si drôle. SUPER LENAÏCO part donc en courant à leur recherche. Nous, on reste là pour garder le sac de Lénaïc, c'est important hein, on va quand même pas aller avec lui. Donc Jérôme continue ses blagues avec sa grosse voix pour détendre l'atmosphère et moi je rigole, comme d'hab mais après encore 10 minutes, plus trop car cette fois, la nuit est vraiment tombée et on a beau appeler Lénaïc, même avec la TRES grosse voix de jérôme, Lénaïc ne répond pas. Donc on attend encore et super Lénaïco finit par revenir... tout seul. Il a lui aussi appelé, appelé, mais pas de réponse, rien, les autres ont disparu. Et bien sûr, dans ces moments-là, le portable ne passe jamais hein. Nous repartons donc à la frontale à la recherche du campement, avec un peu de chance, ils ont pris un raccourci et on les retrouvera là-bas (le problème, c'est que vu la configuration de la vallée, le raccourci, c'est droit dans le torrent...). Nous arrivons donc au campement, désert, c'est juste un endroit plat avec de l'herbe au bord de la rivière. Nous décidons alors de suivre la rivière vers le bas car de plus haut, on pouvait voir une petite cabane. Les autres ont peut-être pensé que c'était le campement et sont peut-être allés jusque-là. Mais la rivière se perd dans des marécages et puis il fait vraiment très noir... "Hé les gars, si on retournait au campement, au moins on serait au sec pour dormir... Non ?" Donc nous décidons de rebrousser chemin pour éviter de nous perdre à notre tour. Le détail intéressant étant que les 2 tentes se trouvaient avec l'autre groupe... Nous faisons donc l'inventaire de nos sacs : les piquets d'une tente, des fruits, des gâteaux, une couverture de survie (merci papa) et de l'eau, de l'eau et encore de l'eau. Nous allons donc passer la nuit dehors, perdus au milieu de nulle part, quelque part dans les Andes et nos compagnons sont tombés dans un trou et nous n'avons aucun moyen de les retrouver... Mais au moins, on a de l'eau ! Toujours utile quand on est à côté d'une rivière...
Nous nous préparons donc à passer une nuit de trappeurs sous un magnifique ciel étoilé et en fait, on trouve ça plutôt chouette comme expérience mais on est quand
même très inquiets pour le reste du groupe et la voix de mon papa résonne dans ma tête : "En montagne, on ne se sépare JAMAIS, JAMAIS !" Et j'ajouterais même
"surtout quand la nuit tombe, que le sentier n'est pas bien marqué et qu'il n'y a qu'une seule carte, hein Morgane !"... Nous étions donc tous les trois un peu
plongés dans nos pensés, un peu déconnant quand même, pour le moral, quand SUPER LENAÏCO entend des voix. En effet, des voix et des lumières s'approchent. Ce sont
les autres qui arrivent, par les marais... Mais comment nous ont-ils retrouvés ??? La réponse arrive vite : en fait, ils étaient bien allés jusqu'à la cabane,
suivant un sentier de vaches qu'ils avaient pris pour le sentier. Ils s'étaient donc retrouvés chez un charmant Mapuche qui leur a même proposé à manger et de
passer la nuit chez lui mais nous sachant sans tentes, ils ont préféré nous retrouver et ont demandé à leur hôte de les guider jusque-là. Tout est bien qui finit
bien donc, bonne session de rigolade et repas meilleur que ce que nous nous préparions à manger pour fêter ça. (ha les bons Français...)
Ca va mieux !
Nous apprécions alors d'autant plus les 2 jours suivants et on prend PLEIN de photos de groupe tellement on est contents d'être tous ensemble ! (On
rencontre même un Américain qui nous trouve tellement cools qu'ils décide de rester avec nous et même si aucun d'entre nous ne sait encore parler Anglais
(mais un genre d'Hispanglais horrible), un Américain c'est pratique pour prendre des photos de groupe.)
et que nous batifolons dans l'eau gelée pour nous rafraîchir un peu,
Et pendant que nous nous baignons dans des sources d'eau chaudes,
que nous risquons encore notre vie en empruntant des ponts douteux,
pendant que l'Américain drague Claire,
que nous risquons encore notre vie en empruntant des ponts douteux,
pendant que l'Américain drague Claire,
Lénaïc, dont la vraie nature fut réveillée par les aventures de notre première nuit, continue de communier avec les éléments naturels en ces temps
pasquaux.
Nous l'avons même surpris en train de marcher sur l'eau...
Mais serait-il ?...
Non, allez, à la prochaine !
Mais serait-il ?...
Non, allez, à la prochaine !

on décide de l'emmener transpirer un peu.